
Nos chiens, nos amis, les Dogues du Tibet
LA PRIERE DU CHIEN
"Seigneur mon maître,
dont je partage la destinée,
ma fidélité n'est pas mesurée aux commodités de ta demeure, ni à la pâtée que tu me réserves.
Je garde ta maison comme la mienne qu'elle soit de planches ou de marbre.
Je te suis où tu veux, fais ce que tu m'ordonnes et tout est facile et agréable quand tu me montres de l'amitié.
Car plus que les biens que tu as ou que tu n'as pas,
plus que le confort que tu m'assures ou ne peux m'offrir,
j'apprécie la caresse amicale de ta main et ton regard confiant.
Montre moi souvent que je compte un peu pour toi.
LE SAINT BERNARD
Ce paisible montagnard dont le nom est synonyme de dévouement est sans doute le descendant du Dogue du Tibet, comme le laisse supposer les bas reliefs découverts en haute Assyrie et représentant des chiens extrêmement proches du Saint Bernard. On sait que dans l´Antiquité, ce Molosse était parvenu en Egypte, en Grèce puis chez les Romains. C´est la guerre des Gaules qui favorisa le passage du chien dans notre pays. La race se développa surtout dans les hautes vallées du canton de Vaud et du Valais ainsi que dans l´Oberland bernois, et il faut rendre hommage à l´élevage suisse dont les efforts se sont vu récompenser en 1887 par le congrès International de Zurich, qui déclara Suisse le Saint Bernard.
Mais avant cela ce sont les moines du Grand Saint Bernard qui élevèrent (et élèvent toujours) ces chiens et qui surent en découvrir et en exploiter les qualités tout à fait remarquables. La première preuve irréfutable de leur présence à l´hospice est une peinture de 1695, mais on peut supposer que le chien avait ses habitudes bien avant cette date, peut être 20 ou 30 ans. Nul fait patent ne vient confirmer cette hypothèse, mais toute représentation du fondateur de l´hospice Saint Bernard de Menton (qui mourut en 1009) avec ce chien serait en tout cas un anachronisme ou un pur symbole.
Ce chien semblait parfaitement dressé à la fin du XVIII e siècle, quand au col du Grand Saint Bernard vit de grands mouvements de troupe, puisqu´ils étaient déjà utilisés à rechercher des égarés ou des blessés en montagne. Même si les histoires qui se racontent sur le Saint Bernard sont quelques fois embellies. Il reste certain que cet assistant irremplaçable dans certaines circonstances, par son flair exceptionnel (qui lui fait déceler la présence humaine sous 5 ou 6 mètres de neige) sa perspicacité et sa force.
Le Saint Bernard ne mérite d´être envisagé comme compagnon familier d´une vie citadine qui si on peut lui offrir un espace à sa mesure pour s´ébattre et se dépenser, et une nourriture suffisante et adaptée à ses proportions. On jouira alors d´une extrême douceur de ce géant que révèle son expression bienveillante, il se montrera un ami parfait et complaisant pour tous, un gardien vigilant des jeux d´enfants.
La race est connue dans tous les pays du monde et se place parmi les toutes premières aux Etats Unis. Les Anglais semblent moins enthousiastes ; on pourrait voir là les conséquences d´une vieille rancune venant des tentatives avortées des Anglais pour s´approprier la paternité de cette race hors du commun, mais ce serait sans doute mal juger l´esprit ardents cynophiles dont on toujours fait preuve nos voisins. En tout état de cause, un chien aussi valeureux fait honneur aux cynophiles du monde entier.
Ce pesant et robuste animal accuse au moins 70 cm de hauteur (il peut aller jusqu´à 90) pour un poids de 55 à 80 kg. Mon mâle Dogue du Tibet faisait 80kg et 80 cm au garrot.
Je vous passe l´ensemble des traits standards du Saint Bernard.


